Revue de presse

L’Antonienne Monique Désy Proulx de la deuxième cohorte de Piano public

Par : Olivier Dénommée

La première saison de la compétition Piano public, coanimée par Gregory Charles et Viviane Audet, a connu beaucoup de succès l’année dernière, l’amenant à revenir dans une formule renouvelée à compter du 12 septembre, mettant de l’avant une cohorte plus restreinte avec seulement dix participants. Parmi eux se trouve la résidente de Saint-Antoine-sur-Richelieu Monique Désy Proulx, venue montrer de quoi elle est capable au piano.

N’écoutant pas vraiment la télévision, Monique Désy Proulx n’avait pas suivi la première saison de Piano public. Elle a tout de même été convaincue par un élève de tenter sa chance pour la deuxième saison, sans trop savoir dans quoi elle s’embarquait. « Je ne me suis pas posé trop de questions au début, mais j’ai passé les différentes auditions jusqu’à ce qu’on m’annonce que j’étais retenue pour la télé. C’est là que j’ai écouté la première saison et que j’ai vu le haut niveau de la compétition! Puis, on m’a dit que le niveau était encore plus élevé cette année! Ça a quelque peu augmenté mon stress d’y participer », raconte-t-elle en entrevue.

Elle a donc travaillé très fort pour non seulement bien représenter la région à la compétition, mais aussi pour prouver que ce n’est pas parce qu’elle a 72 ans qu’elle n’est plus capable de se défendre à l’instrument – Monique Désy Proulx est la doyenne de la cohorte, alors que la plus jeune à être retenue n’a que 20 ans. « La peur que j’avais en me lançant dans l’aventure était de rater mon coup dès le début, mais je peux dire que mon honneur est sauf! »

La formule de cette nouvelle saison de Piano public est assez différente de la première, invitant la cohorte à passer à travers divers défis à chaque épisode, éliminant un à un les pianistes jusqu’à ce qu’il ne reste que trois candidats pour la finale. « Les critères pour les performances reposent sur la technique, la qualité de l’interprétation, l’adéquation avec le défi et la communication avec le public. […] On a eu à réaliser des défis parfois assez corsés, et j’ai hâte de voir comment ça va paraître à l’écran! Le défi qui m’a le plus marquée arrive à l’étape des duels, où on joue à tour de rôle une partie d’une même pièce imposée. »

Monique Désy Proulx gardera longtemps en souvenir son passage à Piano public, et sent que les commentaires bienveillants reçus de Gregory Charles continueront de la pousser à s’améliorer et à définir son propre style au piano. « C’était vraiment stimulant et il m’a ouvert certaines portes », soutient l’Antonienne.

Nouvelles amitiés

La réalité d’un tournage a fait en sorte que les compétiteurs ont eu beaucoup de temps entre leurs différentes performances, ce qui leur a permis de se parler et de tisser des liens. « Un pianiste, c’est souvent seul, et même dans un ensemble, il n’y a généralement qu’un seul pianiste. C’est donc extrêmement rare qu’on se retrouve entre pianistes et on a eu l’occasion de mieux se connaître. Je connaissais par ailleurs déjà Steve Normandin, mais cette expérience nous a rapprochés et je peux dire aujourd’hui que nous sommes vraiment devenus amis. » La complicité des pianistes les a d’ailleurs amenés à se retrouver ensemble chez un des concurrents pour découvrir le premier épisode de la saison.

Monique Désy Proulx est heureuse de constater l’engouement du public pour cette émission, et estime que le concept vient chercher une corde sensible pour plusieurs Québécois. « Il y avait une époque pas si lointaine où à peu près toutes les familles avaient un piano à la maison. Je pense que ça a quelque chose de rassembleur de voir des gens de tous les âges et de tous les parcours de vie se réunir autour de leur passion et de leur talent pour le piano. Il se passe assez de choses terribles dans le monde, tant mieux si on peut s’arrêter un instant pour apprécier la beauté de cet instrument », estime-t-elle.

Ceux qui découvrent Monique Désy Proulx à travers Piano public ne voient toutefois qu’une petite partie de ses talents artistiques, elle qui écrit et peint beaucoup, se qualifiant d’artiste « multi-indisciplinaire ». Elle souhaite que cette visibilité lui donne l’occasion de présenter en spectacle les chansons de son plus récent album, Les herbes folles, paru l’année dernière.

Le premier épisode de Piano public a été diffusé le 12 septembre et un nouvel épisode est présenté chaque samedi, à 21 h, à Télé-Québec, en plus d’être accessible au video.telequebec.tv.

Source: Oeil régional

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Monique Désy Proulx: Art as a Living Language of Self

The Art of Becoming: A Journey Through Sound, Color, and Self

For Monique Désy Proulx, art is less a profession than an identity that has shaped her from a young age. Her mother’s legacy instilled a love of the arts, and she has never separated sound from image, music from color. A classically trained pianist, Monique initially pursued a career in the musical world as a performer, composer, and accompanist. Yet painting and drawing remained a constant parallel passion—first scrawled in school notebooks, then explored more seriously through formal instruction as a teenager under the guidance of Jeanne Vanasse, a student of the notable Quebec painter Jean-Paul Lemieux. That early exposure to 20th-century European masters planted seeds that would flourish decades later into a distinct visual language. Now defining herself as a “multi-indisciplinary” artist, she embraces a hybrid path where various creative disciplines interact, complementing and amplifying each other.

Pour lire la suite:
https://aatonau.com/monique-desy-proulx-art-as-a-living-language-of-self/

Monique Désy Proulx Œil régional

Lancement «Les herbes folles»

En grande première, Monique Désy Proulx présente son tout récent album, Les herbes folles, chansons écrites au fil du temps et témoignant d’un parcours d’artiste et de femme.

De l’exil d’une grand-mère acadienne jusqu’à l’accueil d’un nouveau-né par des fées bienveillantes, en passant par des souvenirs d’enfance, des évocations rieuses et des amours déçues, les chansons de Monique Désy Proulx sont toujours touchantes et souvent pétillantes, les sourires se mêlant aux larmes. Ses musiques puisent à des influences jazz, trad, manouche, tango et classique.

Article complet à lire sur https://oeilregional.com/monique-desy-proulx-presente-les-herbes-folles/

Interview – Monique D Proulx

Visual Art Journal

I was born in Quebec in the 1950s, in the heart of a French-Canadian village, and spent my early childhood in a house across from a church, between a convent and a parish center. A sheltered environment, where I began to learn the piano at an early age, and to look at French and Belgian comics, which my mother was fond of and whose aesthetic I have always loved, and retained. I then moved to Quebec City, where I studied music at university, and then to Montreal, where I worked as a copywriter in communications and publishing. For several years now, I have settled in the countryside, on the banks of the Richelieu River, in an old henhouse that serves as a refuge for composing, painting and writing. My art in three words? Colorful, poetic, exuberant…

Entrevue – Monique Désy Proulx ​

Magazine Rencontre

L’art est un espace de liberté

Monique Désy Proulx était l’une des artistes de l’Art­Expo, présentée au Gesù l’été dernier. Elle conjugue avec bonheur musique, peinture et écrit.ure dans son atelier au bord du Richelieu. Ces peintures expriment le rythme, le mouvement et les émotions qu’on retrouve dans ses compositions musicales. Elle est aussi l’auteure d’un ouvrage sur l’importance de la musique dans la vie des enfants. Elle a accordé une entrevue à Louise-Édith Tétreault.

Vous êtes à la fois musicienne, peintre et auteure. Quel rôle jouent ces disciplines dans votre vie? Elles sont centrales. À l’école, une religieuse nous a un jour demandé de nous imaginer adulte et je me suis vue dans un pavillon de verdure où je pouvais m’adonner à la musique et à la peinture. J’ai gagné ma vie comme rédactrice et traductrice. J’ai écrit d’innombrables« mots du président » et des discours de ministres, mais je n’ai jamais délaissé la musique et la peinture. Depuis que j’écris mes propres textes, je me suis déculpabilisée de mes productions « alimentaires »…